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samedi 12 septembre 2026

Commissaire de l’air : une profession, plusieurs métiers

Par Michel Caussin (ECA 74)

Le commissariat de l’air, autant de carrières différentes que de commissaires de l’air. Mais toutes les carrières ont eu un point commun : la variété des postes et des lieux d’affectation, une réponse à l’attente de nombreux jeunes diplômés présentant le concours. Encore aujourd’hui pour le commissariat des armées.

Ma découverte de l'administration militaire tient principalement à deux sources : une source armée de terre : un frère de mon grand-père ayant servi dans l'intendance (notamment pendant la grande guerre, dans l'armée d'Orient), et une source marine : le séjour de ma famille à Rochefort, grand port fondé par les Bégon, cousins de Colbert, et où fonctionnait encore, dans les années 60-70, l'école des fourriers, institution bien connue du commissariat de la marine.

mercredi 2 septembre 2026

« Liberté 250 » : une commissaire d’ancrage air avec la PAF aux USA

 

Nous avons suivi ces derniers mois la commissaire de 1ère classe Emilie (ECA 2020, Promotion « Croix de Lorraine ») qui a soutenu le détachement « Liberté 250 » pendant plus d’un mois aux Etats-Unis.

Interview

Vous avez été désignée pour être le commissaire de la mission « Liberté 250 ». Quel est votre poste actuel, quel a été votre parcours jusqu’ici et quelle est votre filière professionnelle ?

Je suis actuellement au Bureau Finances de l’Etat-major de l’armée de l’air et de l’espace (EMAAE) où j’occupe le poste de chef de section « Activité des forces ». Je suis en charge de la gestion des crédits de l’UO AA02, en lien avec les grands commandements de l’armée de l’air et de l’espace (carburant opérationnel, munitions, soutien des bases aériennes, exercices du Livre bleu (1), marchés de services spatiaux…).

Avant de passer le concours de commissaire des armées, j’ai effectué des études de droit à l’Université Paris II Panthéon-Assas et à La Sorbonne où j’ai été diplômée d’un Master 2. Après deux ans de scolarité à Salon-de-Provence, j’ai été affectée en tant que commissaire de la base aérienne 105 d’Evreux pendant deux ans. J’occupe mon poste actuel à l’EMAAE depuis 2024. Les dominantes d’emploi de mon parcours en tant que commissaire des armées sont la Finance et le Droit. 

Quels étaient le calendrier, le parcours et le programme prévus pour cette mission ?

samedi 29 août 2026

La création de la DRM en 1992 : une épopée vécue par un commissaire de l’air

Par le commissaire général (2S) Michel Barbaux (ECA 72)

La direction du renseignement militaire (DRM), placée sous l’autorité du chef d’état-major des armées, a pour mission de fournir le renseignement militaire et d’intérêt militaire nécessaire aux opérations. 

Créée en 1992 à l’initiative du ministre de la défense Pierre Joxe au lendemain de la première guerre du Golfe, et sur la base des réflexions menées en 1989 par le général d’armée aérienne François Mermet, elle a pour mission de coordonner les moyens de renseignement issus des trois armées.

Le 1er février 1992, après une année à l’école supérieure de guerre aérienne suivie de quatre mois au cours spécial interarmées, je me trouve disponible sur le « marché de l’emploi ». Bientôt commissaire colonel, pressenti dans un premier temps pour diriger une cellule de réflexion placée auprès du directeur central sur l’avenir du service du commissariat de l’air - sa création n’a finalement pas eu lieu -, me voici nommé au sein du groupe d’études permanent (GEP) dirigé par le général de brigade Jean Heinrich, ancien directeur des opérations de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), chargé depuis septembre 1991 de mettre sur pied la future DRM. 

mardi 21 juillet 2026

De commissaire de l’air à l’assistance technique internationale : une vie, 3 métiers

par Jacques Roudière 

Nous avons souvent publié des articles concernant des commissaires de l'air ayant poursuivi - ou prolongé - leur carrière professionnelle dans de nouveaux environnements statutaires, dans les secteurs public ou privé. Nous poursuivons notre série avec un jeune "ancien" (ECA 76), le contrôleur général des armées Jacques Roudière, qui évoque le lien entre son actualité professionnelle et son expérience issue, notamment, de 15 ans passés au sein du Commissariat de l'air.

Commissaire de l’air de 1976 - promotion ECA 76 - à 1991, puis contrôleur général des armées, j’ai eu la chance d’occuper pendant quatorze ans des postes de directeur d’administration centrale, dont sept à la tête de la direction des ressources humaines du ministère de la Défense, qu’il m’a été donné de créer. Lorsque j’ai pris ma retraite de l’administration, fin 2018, une troisième vie professionnelle m’attendait, que je n’avais pas vraiment planifiée : l’assistance technique internationale. C’est elle que je voudrais raconter ici - non pour présenter ma carrière sous un jour immodeste, mais parce qu’elle illustre, je crois, ce que permettent le travail, la persévérance et une ambition bien comprise.

samedi 16 mai 2026

Base aérienne de Doullens : un commissaire commande les troupes en armes

Par le commissaire général (2S) Michel Barbaux

Chaque année, le 26 mars, à Doullens (Somme), est commémoré un événement historique : c’est le 26 mars 1918, dans la grande salle de l’Hôtel de ville, au 1er étage, que le maréchal Foch se voit confier la mission de « coordonner l’action des armées alliées sur le front Ouest ». Sont notamment présents à cette réunion, côté français, outre le maréchal Foch, le président Poincaré, le président du conseil Clemenceau et les généraux Pétain et Weygand.

L’unité de commandement sera confirmée à la conférence de Beauvais le 4 avril.

Commissaire capitaine, en fonction sur la BA 922 (base radar) depuis l’été 1979, je suis désigné par note de service signée du commandant de base, le colonel Signoret, pour commander les troupes en armes lors du défilé du 26 mars 1981.

dimanche 8 mars 2026

Du poignard de l’aviateur à l’épée du sportif

Deux commissaires de l’air ont pratiqué l’escrime à haut niveau, les commissaires généraux Thomas (ECA 53, première promotion de recrutement direct) et Auvieux (ECA 56), anticipant - sans le savoir - le port de l’épée par leurs lointains successeurs, les commissaires des armées d’ancrage Air, également dénommés commissaires « aviateurs ».

Élève à l'ECA : au 1er rang, à droite
Preuves à l’appui pour le commissaire général Thomas : une photographie de l’équipe d’escrime de l’école de l’air et deux articles diffusés par le « bulletin d’information » du ministère des armées -Air (un 4-pages grand format bimensuel,  lointain prédécesseur d’Air Actualités).

Dans le n° 14/65 du 25 juillet 1965, un article sur les championnats d’escrime de l’Armée de l’Air à Bremgarten cite notre illustre commissaire sportif, alors en poste à la section Législation de l’état-major de l'armée de l'air, sachant manier la plume comme l'épée :

mercredi 28 janvier 2026

Des commissaires de l’air auditeurs au CHEAM

Par le commissaire général (2S) Michel Vallecalle

Onze commissaires de l’air ont été auditeurs au Centre des hautes études sur l’Afrique et l’Asie modernes (CHEAM)(1). Créé en 1936 par le Front populaire pour la formation des cadres coloniaux (militaires compris), il évoluera ensuite au fil des décolonisations, poursuivant sa mission de formation de diplomates, hommes d'affaires et militaires, jusqu’à sa suppression en 2000. 

L’un de ces commissaires auditeurs nous fait partager cette expérience en 1993.

Auditeur au CHEAM - promotion 1993 « Consul de France Jean Laborde »

J’ai découvert le CHEAM en septembre 1993 alors que, commissaire conseiller FATAC, je m’apprêtais à rejoindre, en fin d’année, la DCA/RANE à Villacoublay.

dimanche 2 novembre 2025

Prix Guynemer 2025

Comme chaque année impaire (année du salon du Bourget), le jury du prix Guynemer (1), présidé par le CRC1 (R) André Geoffroy, s’est réuni pour couronner un ouvrage de langue française dont la lecture fait naître, dans l’esprit du public, un sentiment favorable à l’aviation civile ou militaire.

Le 18 septembre 2025, le prix a été décerné, dans les locaux des Ailes Brisées et devant une assistance choisie, au général Vincent Lanata, pour son livre « Un siècle d’aviation militaire – Batailles aériennes et enjeux stratégiques », publié aux éditions Odile Jacob. 

Général André Lanata, André Geoffroy, président du jury, général Vincent Lanata

jeudi 30 octobre 2025

Le directeur central du SCA honore un ancien commissaire de l’air

Inauguration en Corse d’une plaque commémorative en l’honneur du commissaire général Xavier Leca (1904-1985).


Le 16 octobre 2025, en marge de la visite de commandement du directeur central du service du commissariat des armées (DC SCA) au sein du groupement de soutien commissariat « Ventiseri » (GSC VTI), implanté en Corse au cœur de la côte des Nacres, entre criques et montagne, le DC SCA a procédé à l’inauguration d’une plaque commémorative en l’honneur du commissaire général Xavier Leca (ci-contre), ancien inspecteur général du commissariat de l’air (1956-1960), d’origine corse.

Après la lecture, par la commissaire officier de réserve adjoint du GSC VTI, de la biographie du commissaire général Leca, le directeur central, accompagné du chef du GSC VTI, a procédé à la pose du tableau biographique et au dévoilement de la plaque commémorative dans le hall d’entrée du Cercle mess de Ventiseri, qui porte désormais le nom de «Commissaire général Xavier Leca ». 

CRC2 Grégory G. (ancrage Air)

(biographie : « Le commissaire Xavier Leca (1904-1985) » février 2019 (moteur de recherche : taper : Leca)


lundi 7 juillet 2025

L’École de l’air et de l’espace a 90 ans

Numéro spécial de la revue Le Piège

L’AEA vient de diffuser à ses membres un numéro spécial de sa revue Le Pïège pour les 90 ans de l’École de l’air et de l’espace (n°271, 80 pages). Voilà une belle occasion pour adhérer, si vous n’êtes pas (encore) membre de l’association (qui fêtera d’ailleurs ses 80 ans en 2026). 

L’AEA, c’est bien sûr les traditions, mais c’est aussi le maintien des liens de camaraderie, l’entraide et la solidarité (conseils et aides) voire les conseils en cas de réorientation professionnelle, même pour un(e) commissaire des armées d’ancrage Air qui souhaiterait poursuivre sa carrière dans l’aéronautique civile ou le spatial (où l’on a aussi besoin de juristes, de financiers ou de logisticiens).

Point important, au titre de l’entraide, l’AEA conseille les familles sur les démarches et formalités à entreprendre après le décès du (de la) conjoint(e).

Deux membres de l’AMICAA sont membres du conseil d’administration de l’AEA (Isabelle Delarbre ECA79, Patrick Pozo ECA 92), témoins du lien qui unit les 2 associations, fondé sur des valeurs communes.

Dans ce numéro anniversaire, deux commissaires de l’air ont pris leur plume pour évoquer l’École de l’air et de l’espace mais aussi l’École du commissariat de l’air, née en 1953 :  les commissaires généraux (2S) François Aubry – article ci-dessous - et Patricia Costa, article déjà diffusé sur notre site*.

1953, l'arrivée de l'école du Commissariat de l'air à Salon

Tout ancien Piégard se souvient d’avoir connu à Salon-de-Provence les élèves de l’ECA,  « Ecole du Commissariat de l’air » créée en 1953 et devenue en 2013 «  Ecole des commissaires des Armées ». 

Les origines

La création de cette école avait pour but de rompre avec un recrutement de  type Armée de Terre (concours ouvert aux capitaines des différentes Armes) au profit de celui en vigueur dans la Marine depuis 1863 (concours ouverts aux étudiants licenciés en droit). En installant l’ECA à Salon, l’objectif était d’obtenir une bonne intégration du Commissariat dans l’Armée de l’air grâce à un partage de la formation non technique ( formation militaire, bahutages, baptême de promotion, parachutisme, pratique du vol, sport, voyages d’études etc…) avec les autres élèves de l’Ecole de l’air.  Un bon tiers de la scolarité était consacré à cette formation de l’officier.

jeudi 6 mars 2025

Souvenirs d’OPEX en Italie

Par le commissaire colonel (ER) Yves Ferrié

M-2000 à Istrana
Les OPEX des commissaires de l’air, qui ont débuté en 1986 avec l’opération Épervier*, ont suivi le cours des opérations militaires de la France hors du territoire national, sur le continent africain dans le cadre d’accords bilatéraux mais aussi en coopération internationale, en Arabie Saoudite avec l’opération Daguet en 1990-91 et les années suivantes, en Turquie (surveillance nord de l’Irak), en ex-Yougoslavie et en Italie à partir de 1993, et enfin au Kirghizistan et en Afghanistan à compter de 2002.

Les séjours des commissaires de l’air en Italie dans les années 1990-2000 se déroulaient à Vicense (commandement tactique des forces aériennes de l'OTAN en Italie du Nord). Le commissaire général Françoise Latour a effectué un séjour à Naples (EM OTAN Europe du sud) en 2011-12**.

« Après l’effondrement du bloc soviétique, la Yougoslavie implose à son  tour au début des années 90, ravagée par une guerre civile entre les communautés croate, bosniaque et serbe. Pour mettre un terme à ce conflit fratricide au cœur de l’Europe, l’OTAN décide d’intervenir et de maintenir ensuite une force de stabilisation (SFOR). C’est dans ce cadre que j’ai été désigné en 1998 comme chef du détachement administratif et financier à Vicense (1), pour soutenir le personnel militaire français déployé en Italie pour les opérations aériennes, selon le dispositif suivant : 

mardi 28 janvier 2025

« Approchez, mon jeune ami, approchez ! »

Par Hervé Languenan (ECA 78)

Où l’on voit un commissaire de l’air exercer son rôle de conseil…

Octobre 1981. Je suis adjoint au chef de la division Finances de la DRCA 2°RA à Villacoublay. Nous partageons avec la direction technique et la direction régionale du service de santé le deuxième étage de l’état-major régional, et il n’est pas rare de croiser dans les couloirs le médecin-général inspecteur Valérie André, alors DRSS.

En pareille circonstance, pour ma part, le protocole est bien établi et il est hors de question d’y déroger. Relever la tête et prononcer un franc et sonore : « Mes devoirs, MON général ». Cette petite mise en scène amuse beaucoup mon compagnon de bureau (aspirant facétieux qui accomplit ses obligations légales dans le commissariat de l’air avant d’intégrer HEC), qui me déclare un jour :

- Chiche que la prochaine fois que nous la croisons, je lui dis « Bonjour madame ! » ;

- Ne fais pas l’idiot, lui ai-je répondu. Et, de fait, il n’a jamais tenté le coup.

Pour le reste, les relations qu’entretiennent la grande Dame et notre directeur, le commissaire général Bajard, sont par moments tumultueuses, notamment à propos de récurrents problèmes de frais de déplacements. Lorsque deux (très) forts caractères s’entrechoquent, il se produit naturellement des étincelles, et prudemment, eu égard à mon appartenance à la division finances, je me tiens à distance respectable du front, sans imaginer un seul instant me retrouver un jour en première ligne.

mercredi 22 janvier 2025

Valérie André et deux commissaires de l’air

La médecin-générale Valérie André a bien connu deux commissaires de l’air. Voici les circonstances de ces rencontres.

Une visite sur la base aérienne de Doullens en 1980 et quelques rencontres ensuite.

Par le commissaire général (2S) Michel Barbaux (ECA 72)

Le colonel Signoret, commandant de la base aérienne 922 Doullens, m’annonce la visite, le 12 septembre 1980, du médecin général Valérie André, directeur du service de santé de la 2ème région aérienne à Villacoublay. Il m’informe que le (il me dit bien le) général a exprimé le souhait de se rendre dans les mess, tout particulièrement au mess mixte de Lucheux, site sur lequel se trouve l’ouvrage enterré de défense aérienne. 

Commissaire sur cette base depuis un an (1979-1981), j’avais bien entendu parler de la générale (terminologie en usage aujourd’hui) qui avait fait deux séjours en Indochine en 1948 et en 1950, pilote d’hélicoptère dotée d’une indomptable énergie et d’une ténacité irréductible, mais je n’avais encore jamais eu l’honneur de la rencontrer. J’étais donc ravi de cette visite.

Arrivée aux commandes de son hélicoptère Alouette II, la générale s‘est posée sur le terrain de sport et s’est rendue tout de suite à Lucheux où elle s’est intéressée de près aux modalités de ravitaillement et de stockage des denrées, à l’hygiène, à la diversité des menus servis, ainsi qu’aux conditions de vie du personnel du mess. Je me souviens qu’elle a interpellé à l’improviste deux adjudants-chefs qui s’apprêtaient, à l’heure du repas, à s’engager dans le self en ligne : 

- « Messieurs, dites-moi franchement, est-ce qu’on mange bien ici ? ». 

- « Ah oui, très bien, on se régale tous les jours, mon…ma…générale »

- « Je comprends que vous hésitiez et vous n’êtes pas les premiers : appelez-moi Mon général, c’est mieux ! ».


Plus tard, à partir de 2009 et jusqu’en 2018, j’ai eu souvent l’occasion de la rencontrer au sein de l’association aéronautique le Tomato et me suis permis de lui rappeler cette petite histoire, ce qui l’a fait beaucoup rire.

J’ai eu plusieurs fois l’immense privilège, en ma qualité d’ancien trésorier, de déjeuner à sa table, qui était celle du président et des membres du bureau. Elle me disait qu’elle avait bien connu le commissaire général Ciboulet (1). Sa curiosité et sa vivacité d’esprit, et surtout sa gentillesse et son humilité - celle des Grands - m’impressionnaient toujours.


Son livre « Ici, Ventilateur ! », que le commissaire général Aubry a déniché en 2011 sur les quais de Seine (édition originale 1954 - Calmann-Lévy - 480 francs), est un témoignage bouleversant, exprimé en toute simplicité, de l’extraordinaire courage dont elle a fait preuve.
 

Le général Valérie André a bien voulu me le dédicacer, en s’étonnant qu’on puisse encore le trouver ! 

(1) ECA 54, ancien directeur régional du commissariat de l’air en 4ème région aérienne

**

Rédaction en 2015 d’une préface pour le livre « Aux armes citoyennes – 1914-1918 » du commissaire général (2S) Raymond Caire  (ECA 53)  

 « Infatigable défenseur du droit des femmes et, en particulier, à leur accession à des postes de responsabilité dans tous les domaines, le commissaire général Raymond Caire de l’armée de l’air est le plus « féministe » de tous les humains qu’il m’a été donné de rencontrer. 

Son bel ouvrage publié en 1981 par les éditions Lavauzelle sur « La femme militaire », après avoir soutenu brillamment en novembre 1979 une thèse de doctorat d’État en droit avec la mention très bien, témoigne de son ardente motivation pour la cause des femmes. 

Il intervient en ce domaine sans discontinuer et a participé à la rédaction de décrets après avoir été secrétaire général d’une Commission ministérielle sur le statut de la femme militaire que j’ai eu l’honneur de présider. 

Son grand besoin de justice et de progrès le hante et sa fascination pour les nobles causes le conduit à fréquenter le Service Historique du Ministère de la Défense pour qu’il y découvre et approfondisse ses connaissances sur l’action des femmes et leur comportement durant la Grande Guerre, objet de ce nouveau livre. 

Un grand bravo à son auteur pour sa clairvoyance, sa ténacité et sa mentalité exemplaire. »

Médecin-général inspecteur Valérie André






mardi 17 décembre 2024

Commissaire d'exercice dans la mission Pégase 24 de l’AAE

Par le commissaire de 1ère classe Marine L. G. (ancrage Air)*
                Au travers de cet article, je tenais à revenir sur mes fonctions exercées en tant que commissaire d’exercice (CREEX) dans le cadre de la mission PÉGASE 24, qui s’est déroulée du 28 juin au 15 août 2024.                                                                      Une mission d’une ampleur sans précédent et aux objectifs opérationnels hors norme. Mon rôle de CREEX m’a permis de vivre et de contribuer à une des missions majeures de l’armée de l’air et de l’espace.  
Photos Minarm

samedi 14 décembre 2024

JO 2024 : le GSBdD Île-de-France, cœur du réacteur du soutien à l’opération

Entretien avec le commissaire général  Olivier Avérous (ECA 94)


Environ 90 % des enjeux opérationnels de la sécurisation des Jeux olympiques et paralympiques 2024
concernaient l’Île-de-France. Une concentration des moyens qui implique une concentration du soutien et une implication importante du Groupement de soutien de base de défense (GSBdD) Île-de-France. Son chef, le commissaire général de 2ème classe Olivier Avérous, nous explique la particularité et l’importance de cette opération de soutien pour l’organisme.

lundi 9 décembre 2024

Stages de formation post-ECA (suite)

 Deux mois à Ramstein Air Force Base en 1989
l'auteur

 « Lors de ce séjour de huit semaines à Ramstein (Allemagne), il convenait   d’éviter deux écueils : l’extase naïve du touriste tombé de son charter et la   morgue blasée du voyageur international.

 Si, dans l’ensemble, les structures correspondent aux nôtres, l’examen du   détail impose de changer d’avis et d’admettre qu’il existe une vision anglo-   saxonne des problèmes, aussi valable que différente de celle de sa sœur latine. 

Ramstein est la première base aérienne d’état-major en Europe par ses dimensions inhabituelles (8000 acres soit 3200 hectares) et, surtout, parce qu’elle abrite le commandement en chef de l’USAF Europe. Compte tenu de cette présence importante, le commandement du site est dévolu à un officier général. La base dépend de la 17ème Air Force, état-major régional sis à Sembach (à 20 km)(1).

lundi 2 décembre 2024

Stages de formation post-ECA

L'auteure
Début  1988, la DCCA juge qu’il pourrait être intéressant de compléter le stage pratique de formation post-ECA sur base aérienne par une période de découverte des services de soutien sur une base aérienne étrangère, dans le cadre d’un échange avec de jeunes officiers des pays d’accueil qui seraient reçus par le Commissariat de l’air à Paris et en région. La décision est prise de tester la formule avec des élèves de la promotion 1986, en stage sur base en septembre 1988. Deux d’entre eux vont ainsi rejoindre pour deux mois, l’un la base de l’US Air Force de Ramstein en RFA (commissaire lieutenant Jean-Marie Maysonnave) et l’autre la base aérienne de Toronto au Canada (commissaire lieutenant Martine Giglio).

En retour, un officier canadien, le capitaine John Gillam,  et un officier américain, le sous-lieutenant George Pope, vont bénéficier d’un stage au sein de la 2ème et de la 3ème région aérienne.

Cette formule n’eut pas de suite, sans doute en raison des contraintes d’organisation liées à ces échanges.

RCAF
Sur la base aérienne de Toronto en 1988

« C’est ainsi que le 1er octobre 1988, je me suis envolée pour le Canada, et plus précisément Toronto, capitale économique et administrative de la province anglophone de l’Ontario. Armée d’un dictionnaire bilingue, de pulls, de manteaux, prête à affronter le grand froid nordique, je fus accueillie dans une chaleur quasi estivale par le capitaine John Gillam, officier choisi pour effectuer à son tour un séjour de deux mois en France dans le cadre de cet échange.[…]

dimanche 17 novembre 2024

Un commissaire en prison !

Par Jean-Pierre Theis (ECA 71)

Le commissaire général Burdin m’a dit que vous étiez l’homme de la situation”. C’est en ces termes que m’accueillit, en décembre 1989, Philippe Durand-Daguin, Président Directeur-Général d’Eurest, l’un des plus grands groupes de restauration collective en France. Cette entreprise venait de remporter, conjointement avec les constructeurs Spie-Batignolles et GTM-Entrepose, le marché de conception, construction et fonctionnement de prisons privées pour les zones Nord et Sud de la France.

Ce marché, appelé Programme 13000 pour l’ensemble du territoire, était l’œuvre d’Albin Chalandon, Garde des Sceaux de 1986 à 1988. Le ministre, qui voulait s’attaquer au problème aigu de la surpopulation carcérale et à celui des conditions déplorables de détention, obtint l’accord du gouvernement de construire 25 établissements pénitentiaires entre 1990 et 1992 en faisant appel au secteur privé

dimanche 3 novembre 2024

Les tribulations en planeur d’un élève-commissaire

Par le commissaire général (2S) Jacques François (ECA 83)

Nous retrouvons notre élève-commissaire à Salon-de-Provence en 1984, avec la suite de ses aventures vélivoles (1).

Le capitaine Couture, du centre de vol à voile de Romorantin (CVA), profite du desserrement hivernal d’une partie de son unité dans les Alpes du sud pour passer à Vinon lors du stage de la SIVEA et me fait faire un vol, histoire de vérifier s’il est bien prudent de me confier un planeur. Il va faire mieux, en me laissant un ASW20F à Vinon quelques semaines pour mieux m’entraîner pour la compétition à Bailleau en août. Je serai remorqué par le club, où je vole déjà au sein de la section air de vol à voile de la BA 701.

Les week-ends suivants, je fais donc plusieurs vols sur ce planeur, entre 200 et 350 kilomètres. Je suis un pur pilote de plaine, n’ayant comme expérience de vol en montagne que mes deux stages d’instructeur à Saint-Auban. C’est bien plus difficile mais je progresse et commence à me sentir à l’aise. Il est bien connu que c’est là que les ennuis arrivent et effectivement ça ne va pas louper.

mardi 15 octobre 2024

2001 : Les débuts de l’opération Héraclès… depuis Balard.

par le commissaire général (2S) Jacques François

En septembre 2000, je suis affecté au bureau de la logistique (B.Log) de l’état-major de l’armée de l’air (EMAA), en charge de la division « soutien de l’homme », constituée de moi-même et de deux sous-officiers. Cas rare dans ma carrière, je suis loin de crouler sous le travail. Il faut un événement dramatique, l’attentat du 11 septembre 2001, pour que je me trouve une activité qui m’occupe sérieusement et me permette de suivre de près une opération fort intéressante.

C’est le centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) de l’état-major des armées (EMA) qui est à la manœuvre pour définir et mettre en œuvre les volets français de l’opération américaine Enduring Freedom en Afghanistan, dont l’opération Héraclès pour la marine et l’armée de l’air. En appui du CPCO, une cellule dédiée est créée au sein du centre opérationnel air (CoAir, situé sous la place d’armes de Balard), dirigée par le sous-chef opérations-logistique (SCOL) de l’EMAA. Il y a foule aux premières réunions dans une salle exigüe. Je suis en back-seat, le B.Log étant largement représenté. Rien de très concret au début, puis ça s’accélère. Le point de situation quotidien à 17h au CoAir se prolonge vite jusqu’à pas d’heure. Le SCOL, général transporteur, le dirige avec poigne et efficacité, n’ayant pas son pareil pour identifier les points critiques. Aucun participant n’échappe à ses questions pertinentes mais redoutées. Curieusement, il y a beaucoup moins de monde, et je me retrouve rapidement unique représentant du B.Log, sans qu’il y ait eu de concertation en interne. Ça me convient : je rends compte, traite ce que je peux à mon niveau et distribue aux autres entités du bureau ce qui me dépasse.