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samedi 12 septembre 2026

Commissaire de l’air : une profession, plusieurs métiers

Par Michel Caussin (ECA 74)

Le commissariat de l’air, autant de carrières différentes que de commissaires de l’air. Mais toutes les carrières ont eu un point commun : la variété des postes et des lieux d’affectation, une réponse à l’attente de nombreux jeunes diplômés présentant le concours. Encore aujourd’hui pour le commissariat des armées.

Ma découverte de l'administration militaire tient principalement à deux sources : une source armée de terre : un frère de mon grand-père ayant servi dans l'intendance (notamment pendant la grande guerre, dans l'armée d'Orient), et une source marine : le séjour de ma famille à Rochefort, grand port fondé par les Bégon, cousins de Colbert, et où fonctionnait encore, dans les années 60-70, l'école des fourriers, institution bien connue du commissariat de la marine.

lundi 7 septembre 2026

L’avenir orgastique* de l’adjudant-général

Par le commissaire colonel (H) Michel Ferrié (ECA 76)

C’est en parcourant, par hasard, une biographie d’Olympe de Gouges, grande figure de la période révolutionnaire, que j’ai découvert l’existence des adjudants-généraux.

Elle avait écrit une « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » en 1791. Robespierre, peu adepte des réseaux sociaux et des sites féministes (MeToo, etc.) mais attaché à l’égalité homme-femme, n’avait pas hésité à l’expédier à l’échafaud en 1793, comme ses camarades masculins.

Son fils, Pierre Aubry de Gouges qui était adjudant-général dans les armées révolutionnaires, par crainte de subir le même sort, l’avait publiquement reniée, dans une «profession de foi civique» ! (1)

A cette époque, l’adjudant-général était un officier de grade supérieur à colonel, chargé de fonctions de planification et de logistique au niveau de la division, avec une étoile pour insigne de grade. En 1800, la fonction fut renommée « adjudant-commandant », les adjudants-généraux préférant se faire appeler « Mon général » plutôt que « Mon adjudant », ce qui donnait sans doute des boutons aux officiers généraux de la hiérarchie traditionnelle. A son tour, ce grade ne survécut pas à la chute du 1er Empire.

Dans l’anthropologie des officiers chargés de l’administration, dont les commissaires des armées occupent, aujourd’hui, le haut de l’évolution, l’adjudant-général représente une branche certes éteinte mais qui a eu le mérite d’exister et sur laquelle il y aurait lieu de faire des recherches historiques de la part de nos camarades d’ancrage terre (2). 

Si, exceptionnellement Pierre de Gouges fut nommé général, apparemment aucun dispositif d’intégration de ces officiers « presque généraux » dans le cadre normal, au moins au moment de  l’admission à la retraite, n’avait été adopté. 

Si tel avait été le cas, il faut imaginer l’extase de l’adjudant au moment de sa promotion : « Félicitations Mon adjudant, vous êtes nommé général de demi-brigade, quart de place, voici votre titre de pension au format in-octavo !».

*« Orgastic future »: célèbre formule utilisée par Francis Scott Fitzgerald, à la fin de son roman « Gatsby le Magnifique », pour définir un rêve d'extase absolue, reculant sans cesse et dont le temps finit par venir à bout.

(1) Nommé général de brigade par Napoléon mais envoyé en commandement en Guyane en 1801 (lui tenait-on rigueur de son attitude vis-à-vis de sa mère ?), où il mourut de maladie en 1803.

(2) SHD cote GR XEM 151 – 165 (https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/34069)


mardi 25 août 2026

Faut-il être expert d’un sujet pour pouvoir l’auditer ?

par Sébastien Lepers

Un article publié avec une telle « accroche », écrit par un ancien commissaire de l’air (ECA 04, qui plus est conseiller référendaire, actuellement président du collège international des auditeurs de l’OTAN), intéresse évidemment tout ancien commissaire de l’air et tout commissaire des armées (quel que soit son ancrage). N’hésitez pas à donner votre avis, nous le publierons. Bonne lecture.

« Dans les environnements les plus complexes, une question revient régulièrement : pour auditer un projet, faut-il en être l’expert opérationnel ? La réponse est non. Une précision importante : cet article concerne avant tout l’audit de performance, même si la réflexion peut, dans une certaine mesure, intéresser d’autres catégories d’audit.

vendredi 21 août 2026

1998 et 2004 : des commissaires adjoints auprès des chefs du soutien du personnel

Conformément à une décision du chef d'état-major de l'armée de l'air, il est créé en 2004 le poste de « commissaire adjoint » sur base aérienne, placé sous l'autorité du chef du soutien du personnel (CSP). 

Cette décision répond à un double objectif:  renforcer la présence des commissaires de l'air dans les forces, selon le souhait du chef d’état-major, et permettre aux commissaires de l’air en début de carrière (1er ou 2ème poste) de vivre une première expérience de terrain au cœur des responsabilités inhérentes au métier qu'ils ont choisi.

jeudi 16 avril 2026

Les tenues de vol en cuir des personnels navigants militaires

Parmi les effets d’habillement ravitaillés par l’intendance - pour les premiers aviateurs militaires -  puis par l’intendance de l’air et enfin par le commissariat de l’air, les effets de vol ont toujours présenté une certaine singularité, en termes de praticabilité, de sécurité et … de coût. 

Dans les premiers temps, le froid a été le grand ennemi des navigants, nécessitant le développement d’effets protecteurs (combinaisons, gants, chaussures), sans oublier le casque qui devait à la fois protéger d’impacts variés et du froid. 

Si les évolutions du casque et de la combinaison d’aviateur au fil du temps ont fait l’objet de quelques descriptions dans la littérature spécialisée, il n’en va pas de même pour les effets du personnel navigant confectionnés en cuir.

Deux articles de collectionneurs, que nous remercions, donnent une première vue d’ensemble de la question, rédigés en l’absence de textes et descriptifs officiels qui, comme beaucoup d’autres, n’ont pu survivre aux circonstances ou aux restructurations administratives. 

L’AMICAA remercie à l’avance les lecteurs susceptibles de lui communiquer des documents d’époque portant sur ces effets de vol en cuir évoqués dans ces articles (extraits de bulletins officiels, de marchés, informations sur des confectionneurs, catalogue des tenues, etc.).

LES EFFETS DE VOL EN CUIR DES PERSONNELS NAVIGANTS MILITAIRES : UN HISTORIQUE SOMMAIRE

Le manteau et la veste

En 1914-18, il fût décidé de fournir aux navigants de l’aéronautique militaire le veston en cuir (noir) des pompiers de Paris, qui s’avéra vite insuffisamment protecteur contre le froid et fût rapidement complété ou remplacé par de multiples effets civils en cuir et fourrure (combinaisons, manteaux, vestes et sur-pantalons, etc.) … qui furent portés jusque dans les années 30  … et dont certains (marques Lemercier, Aviorex, Morel, Raglena, etc.) ont été adoptés comme effets « réglementaires ».

lundi 12 janvier 2026

Les fournisseurs s’annoncent – suite

En février 2017, nous vous présentions dans l’article « Les fournisseurs s’annoncent » une série de publicités de fournisseurs du Commissariat de l’air diffusées dans la revue « Forces aériennes Françaises ».

Voici une deuxième série de réclames, diffusées de 1959 à 1962 par la même revue. Comme les précédentes, beaucoup de ces entreprises ont aujourd’hui disparu, par cessation d’activité ou par changement de nom suite à un rachat-fusion par un autre groupe du secteur.

Tissage des industries cotonnières et linières Guerry-Duperay - 5 rue Brison, 42300 Roanne. Entreprise créée début 19è siècle En 1846, Roanne compte 18 tissages dont les plus petits emploient 25 métiers et les plus grands 200. En 1858, le tissage roannais occupe 3 900 personnes.

L’entreprise Guerry-Duperay et fils est créée le 25 décembre 1957. Rencontre des difficultés en 1985 (plan de restructuration; mise en place des moyens susceptibles d'être développés pour le redémarrage). Date de cessation inconnue.

mardi 14 octobre 2025

1953 : An 1 pour l’école du commissariat de l’air

En 1953, année de création de l’école du commissariat de l’air (ECA), le premier directeur est le commissaire commandant Graffard (1). L’école bénéficie des moyens d'instruction de l'école de l'air, mais le directeur central a dû accepter que le décret prévoie que « l'école du commissariat de l’air est installée « au sein » de l’école de l’air » et non « auprès de », comme il le souhaitait.  Ce qui fait dire au commissaire Graffard : « Dans les premiers temps, mon titre interne fut plus celui de commandant de la Division d'instruction commissariat (D.I.C.) que celui de directeur de l'école du commissariat de l'air. »

Les cours de première année dans les matières administratives sont assurés à la fois par le directeur de l’ECA et les cadres de la Division d'instruction administrative (D.I.A.) de l’école de l’air dirigée par le commandant Caire (homonyme d’un commissaire) et chargée de former les officiers des services administratifs.

Il est intéressant d’examiner le contenu des enseignements durant cette première année de fonctionnement de l’école, si différents de ceux dispensés aujourd’hui à l’école des commissaires des armées, après 70 ans de révolutions successives dans les domaines du management, du numérique, de la restauration collective, de la logistique et de l’audit, puis avec l'interarmisation.

mercredi 24 septembre 2025

De la surveillance administrative au contrôle interne, en passant par l’audit

Par le commissaire général (2S) Pierre Ferran

Les anciens commissaires de l’air, qui n’ont pas exercé dans le commissariat des armées mais qui s’intéressent aux activités variées menées par le SCA, s’interrogent souvent sur ce que sont devenues les fameuses missions de « surveillance de l’administration intérieure » (par le commissaire de base puis le CSP) et de « surveillance administrative » (par la direction régionale), qu’ils ont connues comme étant l’un des fleurons des attributions des commissaires de l’air. Voici la réponse, tant attendue, apportée par le président de l’AMICAA, fin connaisseur des évolutions juridico-administratives de l’administration militaire.

Nul doute que cet article sera source de nombreux commentaires de nos membres, qui ne manqueront pas d’enrichir la réflexion, et que nous serons ravis de diffuser.

La surveillance administrative, une attribution du commandement.

Le cre gal Perret en Indochine
Adoptée à la suite du rapport Bouchard (1)  pour tirer les conséquences de la défaite de 1870, la loi du 16 mars 1882 sur l’administration de l’armée place l’administration militaire sous la responsabilité du commandement, auquel elle confie également sa surveillance. Ainsi naît la surveillance administrative des corps de troupe.

L’armée de l’air, créée en 1934 (2), reprend cette organisation pour son administration. Le commandement délègue l’exercice de la surveillance administrative des bases aériennes à des commissaires de l’air, chaque base aérienne faisant l’objet d’une visite annuelle de surveillance.

lundi 16 juin 2025

Service militaire, service civil, obligatoire ou volontaire ?

Le 5 mai 2025, le Haut-Commissariat au Plan a publié une note flash intitulée " Service national : construire un nouveau modèle français (et européen) ". Cette note examine six propositions de réforme du service national français. Quatre d'entre elles proposent le rétablissement du service militaire.

Le service militaire a été suspendu en 1997 sous la présidence de Jacques Chirac. Le débat public sur le service militaire a été relancé quand Emmanuel Macron a annoncé une “grande refonte” du service national universel (SNU) dans un entretien à la presse régionale en mars 2025. Rétablir un service militaire obligatoire (pour les hommes et les femmes) représenterait aujourd’hui un budget annuel de 15 milliards d’euros.

Les six propositions de réforme du Haut-Commissariat au Plan

mercredi 11 juin 2025

Logistique et armée : une vieille alliance toujours d’actualité

Cette opinion est évidemment partagée par tous les anciens commissaires de l’air et les commissaires des armées, tous ancrages confondus. Mais aussi tous les logisticiens civils, chacun dans son domaine d’activité. Bien sûr, cela va mieux en le disant.

« La logistique est le nerf de la guerre. » Cette phrase attribuée à Napoléon n’a rien perdu de sa pertinence. Hier comme aujourd’hui, aucune opération militaire ne peut réussir sans une logistique parfaitement orchestrée.

Sur le terrain, cela signifie :

- Acheminer des vivres, des munitions et du carburant ;

- Transporter des troupes, des véhicules, du matériel ;

- Assurer la maintenance, les réparations, les évacuations médicales.

Mais la logistique militaire ne se limite pas à un rôle de soutien. Elle donne un véritable avantage stratégique. Une armée mobile, bien ravitaillée et capable de réagir vite, peut faire la différence entre victoire et défaite.

dimanche 16 mars 2025

Pilote ou médecin ? Les deux mon général !

Par le commissaire général (2S) Patricia Costa

Dans la dernière livraison de la Revue de la défense nationale*, aux contenus toujours variés, aussi bien militaires que sociétaux, nous signalons un article évoquant la mémoire du médecin général Valérie André, sous la plume d’une autre femme officier général, rencontre de deux aviatrices, l’une médecin et pilote, l’autre commissaire de l’air. Quelques extraits, comme une invitation à lire l’article complet.

*

« Le général Valérie André a atteint un nouveau record, celui de la longévité en s’éteignant le 21 janvier 2025 à l’aube de ses 103 ans. 

Entre la petite fille de 10 ans qui porte un bouquet de fleurs à Maryse Hilsz, pionnière de l’aviation militaire qui se pose à Strasbourg en 1932, et la légende vivante de la médecine de guerre doublée d’une pilote exceptionnelle, connue et reconnue dans le monde entier, c’est toute une vie d’héroïne qui s’achève par une émouvante cérémonie dans la cour d’honneur des Invalides le 27 janvier 2025. 

dimanche 2 février 2025

Rencontre d'un « collectionneur de l’Air »

Interview du lieutenant-colonel (R) Jean-Sébastien* 

Vous vous qualifiez de « collectionneur de l’Air ». Quelle est l’origine de votre passion de collectionneur d’effets d’habillement et d’objets en lien avec l’aviation militaire française ? 

Enfant, j’ai toujours aimé l’histoire de France, à l’école, avec ses images d’Epinal et ses récits militaires. J’ai oublié depuis longtemps, mais à 12 ans j’étais presque incollable en matière de couleur des retroussis ou de nombre de boutons de guêtres des tenues de l’armée Napoléonienne.

dimanche 10 novembre 2024

La fascination du désert

Deux commissaires de l’air ont écrit sur le Sahara, au siècle dernier. Le commissaire général Serge Habert, qui a vécu dans ces contrées désertiques au début de sa carrière militaire en tant qu’officier des compagnies sahariennes, avant de rejoindre l’intendance de l’air en 1941*, et le commissaire général Marc-Robert Thomas (ECA 53), qui y a consacré sa thèse de doctorat de droit en 1958, laquelle sera éditée en 1960 sous le titre « Sahara et Communauté » (aux éditions des Presses universitaires de France).

dimanche 18 août 2024

Deux commissariats

Deux anciens commissaires de l’air ont poursuivi leur carrière à Air France, Jean-Claude Guiriec (ECA 55)(1) et Michel Villiers (ECA 56)(2), et ont pu côtoyer le « commissariat » de notre compagnie nationale. Un même mot mais un contenu très différent, le commissariat à Air France n’ayant en charge que les questions "d’intendance" à bord des avions : nourriture, boissons et articles de confort. 

Bien que ce volet restauration soit le plus petit dénominateur commun entre les deux Commissariats, une récente interview d’un ancien responsable des PNC sur Concorde, M. Alain Debroise, nous permet d’oser une comparaison entre le service souvent assuré dans le Commissariat de l’air lors des prestations dites « spéciales » et le service assuré à bord de Concorde sur la ligne Paris-New-York. Rien à voir direz-vous ? Détrompez-vous : prestige, gastronomie, perfection et rapidité du service ont été au rendez-vous dans ces deux mondes de l’air, l’un militaire, l’autre civil.

vendredi 12 janvier 2024

La base aérienne en 1973 : une société cloisonnée ?

Par le commissaire général René Vachot†

En 1973, la revue des anciens élèves de l’école de l’air (le Piège n°52), diffusait un article du commissaire commandant René Vachot (ECA 59), portant sur l’organisation et le fonctionnement d’une base aérienne au regard des « nouvelles attentes » supposées des différents personnels, notamment les appelés du contingent, identifiées il y a 50 ans… et qui sont toujours très actuelles. « Ainsi naît actuellement une nouvelle génération qui, dépassant les notions quantitatives de bien-être, se montre davantage attachée à la qualité de la vie et à la prise en main, par elle-même, de son propre destin. »

S’agissant des jeunes sous-officiers et des appelés, l’auteur note que « l'élévation générale du niveau de vie, les progrès de l'instruction, le sentiment de l'influence qu'ils ont prise dans la vie nationale  modifient leurs comportements. Plus critiques et plus exigeants ils marquent davantage de réticence que par le passé à ce qui leur paraît être purement et simplement octroyé. »

Centrant sa réflexion sur l’organisation de la zone-vie de la base aérienne, l’auteur s’interroge sur son adaptation aux nouvelles préoccupations des personnels, notamment en matière d’information juridique, de promotion sociale, de sports ou d'organisation des loisirs. « Il s’agit d'évaluer de la façon la plus concrète, en fonction des nouvelles données psychologiques, comment se présentent les structures d'accueil, quelle a été leur évolution récente et, dans la mesure où elles paraîtraient être restées en deçà des besoins, quels schémas nouveaux pourraient être proposés. »

samedi 10 juin 2023

Un ancien commissaire de l’air attaché au patrimoine

Par Jean-Louis Pons (ECA 73)

Le patrimoine : belle et vaste notion qui m'a intéressé depuis mon plus jeune âge. Pour faire simple, c'est le legs des générations qui nous ont précédés et que nous devons transmettre aux générations suivantes en le préservant et en l'enrichissant de nos propres réalisations.

Au Bourget

Le MAE à Meudon
J'ai pris conscience  de la réalité du patrimoine vivant avec la montée en puissance du musée de l'air et de l'espace au début des années 1980. J'étais à l'époque commissaire de la base aérienne 104 Le Bourget et le général Pierre Lissarague, créateur du nouveau musée, sollicitait souvent le commandant de base pour un soutien logistique à l'occasion d'événements marquant la montée en puissance du musée. La BA 104 assurait aussi le stockage d'aéronefs provenant de l’ancienne implantation du musée à Meudon (1) ou  acquis par le musée ainsi qu'un atelier de remise de réparation-restauration. Notre soutien nous valait des invitations permanentes.

mardi 30 mai 2023

Une conférence qui fit date

Nous avons retrouvé dans les archives de la DCCA*  le texte d’une conférence donnée en 1994 (1) par le commissaire Jean L. (ECA 69) sur le thème de « l'abstraction conceptuelle dans le domaine de la réalité virtuelle »,  toujours d’actualité 30 ans plus tard notamment dans le champ budgétaire. Depuis lors, de nombreuses techniques évoquées dans cette conférence ont été mises en œuvre, montrant ainsi que le commissariat de l’air était, dans ce domaine également, très en avance.

A cette occasion, le conférencier offrait à une nombreuse assistance la possibilité exceptionnelle d’approcher des notions à forte valeur ajoutée que l'Homme moderne, déjà à l’époque, se devait de maîtriser s'il voulait demeurer actif, réactif et, cela va sans dire, interactif. Les lecteurs(trices) de notre époque post-moderne apprécieront la virtuosité de cette réflexion avant-gardiste, bien antérieure à la démarche qualité ou autres normes ISO.

mercredi 8 mars 2023

La féminisation dans l’Armée de l’air et de l’espace

Caroline Aigle
A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, nous diffusons quelques extraits d’un article très complet rédigé par Jean-Marc Tanguy (1) et publié par la revue Piloter dans son n°98 de mars-avril 2023, intitulé « Comment l’Armée de l’air a réussi sa féminisation ». Nous avons déjà publié plusieurs articles sur ce sujet, centrés sur les commissaires de l’air (2), mais celui de Piloter fait un point très complet non seulement sur l’Armée de l’air et de l’espace mais aussi sur la Marine et la DGA.

Les personnels navigants de l’Armée de l’air et de l’espace*

[…] « L'exception Jacqueline Auriol devait perdurer jusque dans les années quatre-vingt-dix, quand la question [des PN Chasse] fut vraiment mise sur le tapis, bien après que la spécialité transport (hélicoptère et avions) ait été ouverte. Depuis que la spécialité de navigant de chasse (pilote ou navigateur officier système d'armes NOSA) a été autorisée, en 1997, toutes les spécialités de l'Armée de l'air (forces spéciales comprises) sont ouvertes aux femmes.

mercredi 22 février 2023

Géopolitique de l’air : l’affaire du ballon chinois abattu au-dessus des USA

par le CRG2 (2S) Pascal Dupont*

DR
Il semble à présent bien établi qu’avant d’être abattu, le 4 février 2023, par un missile AIM-9X SideWinder tiré par un F-22, le ballon chinois a d’abord pénétré l’espace aérien américain à partir de l’Alaska, le 28 janvier dernier. Il a ensuite survolé à haute altitude le Canada, puis le Montana avant de finir sa course en Caroline du Sud. Indépendamment du contexte particulièrement tendu des relations entre les États-Unis et la Chine sur plusieurs sujets géopolitiques majeurs, cette crise diplomatique – qui a provoqué l’annulation de la visite programmée du secrétaire d’État Antony Blinken à Pékin – renvoie à deux interrogations : les pouvoirs de l’État vis-à-vis de son espace aérien, ainsi que le recours à la force contre un ballon.

vendredi 2 septembre 2022

Le commissariat de l’air : Quelle histoire ! (suite et fin)

 Jacques Primault (ECA 75)

Partie 2 : 2003-2022

2003 

Le commissaire sous-lieutenant Frédéric Rémy, alors élève à l’école du commissariat de l’air (ECA 2001), termine son mémoire de DEA d'histoire militaire, sécurité et défense à l’IEP d’Aix-en-Provence, intitulé « Des commissaires des guerres au commissariat de l'air: histoire, mémoire et tradition », sous la direction du professeur Jauffret.