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Le bureau présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.
Les obsèques auront eu lieu le lundi 13 juillet 2026 à 14h 30, Église St Martin à Biscarosse - Bourg (40)
Biographie :
1958-1960 : ECA Salon-de-Provence ; voyage d'études à Alger- Fort-Lamy- Douala- Abidjan - Atar - Marrakech - Oran en juillet/Août 59 (voir ci-après un dessin "souvenir" d'un vol chahuté en Dakota)
1er octobre 1960 Commissaire lieutenant, adjoint au chef des moyens administratifs du Groupe de Bombardement 2/91
"Guyenne" en Algérie (commissaire Trémois)
21 septembre 1961- octobre 1962 : chef des MA du GB 2/91
1962-1964 : chef du 3ème bureau de la DRCA de la 3ème RA à Bordeaux
1er janvier 1964 : commissaire capitaine
1964-1966 : adjoint au chef de service du CBA 755 de Bordeaux
1964-1967 : chef de bureau à la DRCA de la 2ème RA à Paris
A partir du 1er novembre 1967 : cadre au Crédit Lyonnais puis gérant de sociétés (divers congés : sans solde,
hors-cadre, service détaché et convenances personnelles) (promotions successives : 1er février 1975 : Cre commandant;
1er janvier 1981 : Cre lieutenant-colonel)
1er novembre 1982 : mis en position de retraite à sa demande
1er octobre 1989 : Commissaire colonel de réserve
Je n’existe que par le château
«La noblesse, penses-y toujours, n’en parle jamais. » Pas facile de faire s’exprimer un comte sur la signification de son titre honorifique. Pourtant, 216 ans après la Révolution française, la question se pose indéniablement. Bernard D’Antin de Vaillac, comte de Biscarrosse (c’est écrit sur ses papiers officiels), n’aime pas causer de lui, mais a accepté de se prêter au jeu. Pour cet homme, son statut de noble, héritage du passé, lui confère avant tout un devoir : celui de se faire le garant d’un patrimoine. Il connaît ainsi l’histoire du château de Biscarrosse, qu’il habite et entretient, sur le bout des doigts. Une histoire passionnante, qu’il raconte avec grand plaisir. « Je n’existe que par le château », concède l’homme, en levant le bras en direction de l’édifice.
La première mention de cette construction date de 1250, alors que le pays était sous domination anglaise. À l’époque, « le Prince noir, personnage puissant, guerrier farouche, veneur acharné, forçait le sanglier en la montagne de Biscarrosse...
Avec la disparition de Bernard d'Antin de Vaillac, Biscarrosse est orpheline de son Comte.
Comment l’oublier, comment ne pas se rappeler de ce personnage…plus qu’un personnage, il était la mémoire vivante de Biscarrosse et de ses alentours. Un homme cultivé, disponible, généreux, affable…
Sur le Nord des Landes et ailleurs, tout le monde avec affection l’appelait Mr le Comte, Mr Bernard d’Antin né d’Antin Tournier de Vaillac, la figure du Château de Montbron, site historique de la 3ème ville des Landes (bâtisse emblématique du bourg). Bref, l’histoire de Biscarrosse qu’il aimait à raconter à celles et ceux qui s’intéressaient à ce ‘passé’ qui a accouché d’un présent dont ‘Bernard’ s’était au fil des ans accommodé.
Décédé ce lundi à l’âge de 90 ans, paisiblement dans son sommeil, Bernard d’Antin de Vaillac a désormais rejoint son frère parti tôt à l’âge de 68 ans.
Souvenons-nous du Comte, de l’Homme qu’il était (Chevalier de l’Ordre national du mérite) et du bien qu’il a toujours fait, revendiquant durant de nombreuses années à l’Etat des terres qu’il estimait appartenir aux siens ‘le pot de terres contre le pot de fer’, aurait-il ajouté.
C’était aussi ça ‘Bernard’, une générosité à fleur de peau dont se souvient le mouvement associatif à qui il prêtait souvent son ‘espace de chasse’ situé dans sa propriété, au cœur de ce parc verdoyant qu’il adorait et dont il connaissait le moindre recoin, la faune et sa flore…flore qui accueillait la fameuse ‘abeille noire des Landes’…
Un être ouvert et bon qui, au volant de sa Deudeuch, a rejoint très certainement le ‘Prince noir’ et ses gueux personnages d’antan qu’il doit en ce moment interroger pour comprendre cette histoire ancrée dans toutes nos mémoires…
Texte : Fréquence Grands Lacs, crédit photo Hervé Delrieu.
Bernard d'Antin de Vaillac, demeurant au château de Montbron à Biscarrosse, conteste avec sa famille le titre de propriété de l'État sur 5 800 hectares de cette forêt domaniale. © Crédit photo : photo archives P. Bats






