Le bureau présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.
La cérémonie des obsèques s'est tenue le 3 octobre 2026 en l'église Saint François d'Assises, 57070 Metz.
L'inhumation a eu lieu après la cérémonie au cimetière de l'Est à Metz
Les condoléances peuvent être adressées à son fils Jean Le Floch (jeanlefloch2@gmail.com)
Biographie
Né le 15 novembre 1936
1962-64 : ECA Salon-de-Provence
1964-65 : stage BA 125 Istres
1965-68 ? : DCCA 3ème SD Organisation Méthodes - Paris
1973 : promu commissaire commandant
1973 ?-76 : DRCA 4ème RA Aix-en-Provence
1976-80 : commissaire de la BA 273 et de l’EAA 602 Romorantin1979 : promu commissaire Lt-colonel
1980-84 : Commissaire de la base aérienne 128 Metz Frescaty
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| CATA 851 |
1984-86 : Directeur du CATA 851Metz (caserne Reymond)
1985 : promu commissaire colonel
1986-90 : Conseiller technique auprès du commandement du Génie de l’air et du commandement des transmissions de l’armée de l’air – Villacoublay
1990-93 : conseiller technique auprès du commandement des écoles de l’armée de l’air Tours1993-96 : CFAP Conseiller technique à l’antenne Commissariat près du général commandant la FATAC Metz
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Écrits
Un service militaire effectué avant le concours
Au siècle dernier, j'eus l'avantage d'effectuer mon temps légal de service militaire. Après des "classes" et un peloton d'élèves-gradés vécus au "méga-C.I.M." de Chartres (1), me voici affecté sur la base américaine OTAN de Laon-Couvron, accueillant des avions de bombardement et de reco., Martin B57, RF-84F Thunderstreak et RF 101.Affecté au sein d'un minuscule détachement de liaison de cinq français noyés au cœur d'une population civilo-militaire de quelques 10.000 âmes. Sous les ordres du commandant Price, officier basier (nous le dénommions affectueusement : " Major Price ", of course ! ), oeuvrait une brochette de 4 à 5 appelés, plus ou moins anglophones.
Mon rôle spécifique consistait à rédiger en anglais des fiches d'information touristique sur la région, fiches destinées aux aviateurs U.S. et à leurs familles. Banal en vérité ! Mais, dans l'ombre du Major, se dessinait déjà pour moi une vocation pour une destinée en " brun loutre ". Quelques mois plus tard, mon affectation au sein d'un service du Commissariat de l'Air était prononcée. Direction rue Saint Didier, Paris 16ème, à deux pas du Trocadéro, où nichaient à l'époque l’état-major et la direction du Commissariat de la 2ème région aérienne.
Une organisation toute simple présidait à la vie quotidienne des appelés de cette direction. Jugez plutôt :
- nuits (aux frais de la République), au cœur des " Petites Ecuries " du Château de Versailles ;
- repas à prendre à la Cité de l'Air de Balard, à une époque où ne fonctionnait pas encore le mess des "100.000 mâchoires " ;
- transports (gratuits) entre tous ces sites, assurés en camion (bâchés le plus souvent).
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| 35 rue St Didier |
Bien entendu, je fus pris dans la noria d'un service de patrouilles incessantes au sein du bâtiment de l'état-major régional, de jour comme de nuit. Le petit nombre d'appelés faisait que la cadence de ces gardes ambulatoires était quasiment infernale ! ( tous les 2 ou 3 jours ).
Cependant, mon séjour au sein de cet état-major devait être couronné par un évènement que je qualifierais d'exceptionnel. Les légionnaires Piegts et Devocar, activistes au sein de l'O.A.S., venaient d'être condamnés à mort. Pour constituer le peloton d'exécution, notre chef, le général Hugo, Saint-Cyrien d'origine, devait désigner quatre militaires de son état-major. En militaire obéissant , il le fit ....mais, en désaccord avec la sanction qui frappait ces deux légionnaires , " français par le sang versé " , il démissionna immédiatement. Pour expliquer son geste, il réunit l'ensemble de son personnel, de l'appelé de base à ses généraux adjoints. Il sut nous faire partager sa très vive et très palpable émotion. Et je ne suis pas près de l'oublier ....
( 1 ) Centre d'Instruction Militaire, méga par sa taille, car destiné à couvrir les besoins de toutes les bases de la 2ème région aérienne, soit plus de 600 appelés tous les 2 mois.
Dominique LE FLOC'H
Campagne de recrutement d’étudiants en 1973
1973, année de toutes les effervescences .....du moins pour les étudiants, notamment avec le régime des sursis, qui devenait alors moins favorable.
Affecté à la Direction du Commissariat d'Aix-en-Provence, il m'arrivait de gagner pédestrement la caserne Forbin, qui abritait cette direction en ce temps, traversant ainsi une bonne partie de la cité, cours Mirabeau compris. Là, mon uniforme suscitait quelque émoi dans la population estudiantine qui, pour une fois, privilégiait le cours Mirabeau ....aux cours de leurs facultés respectives. Je passais mon chemin dignement, non sans répliquer à certains arguments particulièrement outranciers, souvent totalement hors de propos.
Dans le même temps, le Commissariat de l'Air mettait en œuvre ses procédures de recrutement, bien sûr orientées vers les étudiants. Chargé de cette mission au sein de la 4ème région aérienne, Montpellier ne pouvait échapper à mes devoirs. Je pris donc langue avec le doyen de la faculté de droit locale. Rendez-vous fut pris pour la « harangue » habituelle, mais toujours dans ce climat relativement peu propice. Ne fallait-il que la "Parole" passe envers et contre tous ?
Mais, à Montpellier, en ce même jour, l'avocate Gisèle Halimi répandait la sienne (de parole) dans cette même Fac' de Droit. Et le doyen de me laisser venir .....sans m'en informer ! Madame Halimi avait su, à sa façon, enflammer les esprits, y compris sur le sursis, de telle sorte que le point d'effervescence était à son plus haut parmi les apprentis juristes et économistes ! Comment sortir de cette situation sans que l’armée de l’air et le doyen ne perdent la face ?
Avec le doyen, nous prîmes alors la sage décision de limiter mon intervention (faite en grand uniforme) à une simple permanence d'information ouverte à tous ceux qui désiraient s'informer auprès d'un digne représentant de la corporation. La formule connut un succès certain au point que, par la suite, les instances du Commissariat responsables du recrutement la préconisèrent officiellement. Informés par la sonorisation, les "clients" affluèrent ...normalement.
Mais il était dit que je ne m'en sortirais pas aussi aisément. Effectivement, à la fin des fins, ne me fallait-il pas quitter une faculté en effervescence non sans avoir salué le doyen ? Comment assurer une sortie aussi digne que possible ? Eh bien, ce fut tout sauf banal, au prix d'une véritable exfiltration entre deux rangées de gendarmes mobiles, mobilisés pour la circonstance pour me permettre de rejoindre mon véhicule militaire, demeuré vierge de toute atteinte ! Car, en vieux militaire, j'avais pris la sage précaution de prendre avec moi un valeureux chauffeur, appelé du contingent, chargé de se tenir éloigné du mouvement étudiant.
Durant cet épisode, Placentin, Guillaume de Nogaret, Pedro de Luna, Pétrarque, Cambacérès, tous issus de cet illustre établissement, n'ont-ils pas risqué de se retourner dans leur tombe ?
A peine "vacciné" par cette opération de choc, je poursuivis ma mission sur Lyon : changement de décor, mais pas d'ambiance ....car cette fois, c'est la perspective d’une base dite "nucléaire", au Mont-Verdun, qui avait enflammé les jeunes imaginations !
Dominique LE FLOC'H
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Un sportif






