mercredi 14 juin 2017

Décès du commissaire Claude Macquignon

Nous apprenons le décès du commissaire colonel Claude Macquignon le 11 juin 2017.
Les condoléances à la famille sont à adresser  17 rue des écoles à Saint Palais sur Mer .

Messages:
j' ai trouvé excellent le discours du commissaire général Burdin sur le site de l'AMICAA. Je l'ai diffusé à la Promotion Blériot et transmis à la famille Macquignon.
J'espère que le Général Bajard retrouvera un témoignage de l'action de notre camarade au sein de la Mutuelle de l' Air.
Pour tout cela, je vous remercie infiniment de votre très obligeante coopération et de l'aide précieuse de l'AMICAA.
Général de corps aérien (2S) Pierre Warmé (EA58)

J’ai très bien connu Claude Macquignon alors qu’il était directeur du CATA de Metz. Nos domiciles étaient proches. J’étais commissaire lieutenant puis capitaine (1975 à 1979), chef de la division matériel à la direction du commissariat de la Fatac-1ère RA à Metz, les directeurs étant le commissaire général Louet puis le commissaire général Arin. Comme il était très sympathique, je m’arrangeais pour partir avec lui en visite de surveillance administrative sur les bases aériennes de la région. Ces missions duraient une semaine, du lundi au vendredi. Périodes très agréables !
J’étais aussi allé le voir une fois dans son bureau de l’état-major des armées à Paris.
Et puis, quand je suis devenu directeur du commissariat en région Sud (2001 à 2004), je l’avais invité à Bordeaux, en 2002, en même temps que tous les commissaires généraux et colonels retraités, domiciliés dans la moitié sud de la France. Cette rencontre faisait suite à une réunion de travail avec les commissaires en activité. C’était une réunion festive, sur un bateau. Il est venu et j’ai été très heureux de le revoir. Je me souviens l’avoir placé à la table d’honneur et à ma droite. Nous avons évoqué de beaux souvenirs de l’époque messine. C’était ma façon de lui témoigner ma profonde sympathie et mon plus grand respect pour sa personne.

Je savais que le commissaire Macquignon n’était plus en bonne santé et j’ai été très ému d’apprendre son décès.
Commissaire général (2S) Michel Barbaux (ECA72)


Dîner des partants en décembre 1987, discours du commissaire général Burdin, DCCA

Le commissaire colonel Macquignon, dit "Mac" pour les intimes, a pris sa retraite le 1er janvier 1987, après 34 années de service.

Après une carrière de 6 ans dans le corps des officiers des services administratifs, il fut le premier ORSA, admis comme stagiaire à l'école du commissariat et, de ce fait, fit partie de la 1ère promotion (ECA58) que j'ai eu le bonheur d'encadrer à Aix en 1959. Il était "deuxième lieutenant" comme disait Monsieur Brun, professeur aux Arts et Métiers.

1972 - remise ONM
Son expérience administrative et ses études antérieures à l'école de commerce de Reims lui permirent de sortir de l'E.C.A. à quelques points du major. Ensuite, carrière normale d'un jeune commissaire de l'époque - officier des détails à Orléans, chef de bureau au S.F.C.A. à Ris, adjoint au commissaire des bases d'Aix en Provence.

Et alors, en 1971, pendant que ses camarades rassemblés sous l'appellation générique de jeunes commissaires, commencent à essaimer sur les bases, il a la curieuse idée de suivre les cours de l'IESTO ce qui le conduit inexorablement à me rejoindre au G.T.I.
Mal lui en prit, car, à partir de ce moment, on lui colle l'étiquette d'informaticien" alors qu'il ne veut être qu'un brillant organisateur (si l'ordinateur vous fait des retenues sur la solde, c'est à lui que vous le devez...).

1980 CATA Metz
En plus, il n'avait pas de chance : son chef de service se cassait la jambe en jouant au rugby, un célèbre 2 décembre, et pendant plus de trois mois Macquignon se trouve à la tête d'une bande d'énergumènes qui ne lui parlent qu'en COBOL. Il les dirige de main de maître, sans s'en laisser compter.
Mais cela lui vaut d'être affecté à Metz comme directeur de CATA, premier commissaire dans ce poste... Tout ça parce qu'il était toujours informaticien et que les ordinateurs se mettaient à voyager en province. [...]

Et de là tu te retrouves, parce qu'informaticien, mais là je ne sais vraiment pas pourquoi, non pas sur une base comme tous les collègues mais à l'EMA - chef d'un bureau budget qui devait sans doute être automatisé. Tu passes colonel, c'est trop tard pour aller sur une base, et je m'empresse de te récupérer à la D.R.C.A. de la 2ème R.A. pour te faire faire de... la surveillance administrative.

1986 DRCA 2ème RA

C'est là que tu termineras ta carrière, adoré par tous tes subordonnés.. mais ta réputation te poursuit encore : le président de la mutuelle de l'Armée de l'air, un commissaire général je crois (1), se rappelant que tu étais informaticien, te choisit comme directeur... pour installer des ordinateurs.
Voilà comme on devient spécialiste sans le vouloir.

Mais, mon cher Claude, tu connais toute l'estime que je te porte, et si tout à l'heure, j'ai, sur le ton de la plaisanterie, parlé de l'intérim que tu as assuré en mon absence du GTI, la confiance que je te faisais alors et qui ne s'est jamais démentie depuis, m'a permis de conserver un moral du tonnerre pendant toute mon immobilisation : souviens t'en, je t'en suis énormément reconnaissant.

Et je vous assure qu'en plus d'un informaticien, vous avez en Macquignon un administrateur de qualité, un officier exemplaire et un homme de grand coeur.
"Mac" merci encore et c'est bien sincèrement que je te remets la médaille du commissariat.

(1) commissaire général Bajard