jeudi 21 mai 2026

Décès du commissaire général Le Bricquir

Nous apprenons le décès du commissaire général Bernard Le Bricquir (ECA 53), le 19 mai 2026, à l'âge de 94 ans. 

Le bureau présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Les obsèques ont eu lieu le 28 mai en l'église St Antoine, Le Chesnay-Roquencourt, place Saint Antoine - 78150

Biographie

Né le 20 mars 1932 à Louannec (22)


1/10/1953-31/8/1955 ECA Salon-de-Provence

1/9/1955-31/1/1956   Commissariat des bases de l'air n° 755-Stagiaire -Bordeaux

1/2/1956-20/10/1958  Mission centrale de liaison pour l'assistance aux armées alliées - adjoint au chef de Mission - Paris 15 ; commissaire capitaine 01/10/1958

21/10/1958-06/1/1960 Commissariat des bases de l'air n° 753 -commissaire adjoint- Versailles

7/1 - 22/4/1960             Commissariat des bases de l'air n° 770- commissaire adjoint- Bône

23/4 - 6/6/1960             Commissariat des bases de l'air n° 753 -commissaire adjoint- Versailles

20/6/1960-4/3/1963   Direction du commissariat de l'air Z.O.M n°2  - chef des bureaux -Brazzaville; commissaire commandant 1/1/1962
Passage de l'ECA à Brazzaville en juillet 1962 (à g. élèves cres Esteveny, Bougeon)

5/3/1963-31/12/1964 Commissariat des bases de l'air n° 778- Chef de service- Metz

1/1 -30/9/1965, Commissariat des bases de l'air n°  778- chef de service -Strasbourg ; commissaire lieutenant-colonel  1/1/1965

1/10/1965-16/11/1967 Stagiaire ESGA 

17/11/1967-31/7/1972 Direction des services financiers s/dir. finances - Chef du bureau Préparation du budget ; commissaire colonel 1/6/1972
Salon

1/8/1972-31/8/1976 Ecole du commissariat de l'air 07.312 - Directeur - Salon-de-Provence 

1/9/1976-6/9/1979 Commissaire conseiller technique Commandement des écoles de l'Armée de l'air Tours

7/9/1979-3/3/1981 Commissaire de la base aérienne 721 Rochefort

4/3/1981-20/10/1982 Commandement de la force aérienne tactique - adjoint au directeur du commissariat de l’air Metz

21/10/1982-31/10/1984 Mission militaire de coopération du ministère de la coopération - chef du bureau "finances" Paris 15

1/11/1984 Commissaire général de brigade aérienne, admis dans la 2ème section des officiers généraux

ECA Journée parrainage promo 98

Salon 2013 60 ans de l'ECA Dernière promotion Air- à dr : cres gaux Barbaux et Bajard

Décorations

Chevalier Ordre national de la Légion d'Honneur 12/7/1979 ; officier Ordre national du Mérite 26/4/1984
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Discours d’adieu
Par le commissaire général (2S) Hervé de Laage de Meux

Oui, on a beau se dire que c’est dans l’ordre naturel des choses et de celui du Temps qui passe, mais on n’est jamais prêt, je crois, à prendre la parole au moment où s’en va celui qui fut son chef. Il y va sans doute d’une forme de pudeur, qui trouve sa source dans les mystères de l’esprit.

Et puis, en une telle circonstance, les sentiments semblent mêlés.
La tristesse, commune à celle tellement palpable en cette assemblée, réunie pour un dernier adieu au commissaire général Bernard Le Bricquir.
L’émotion qui, comme vous, m’étreint près du cercueil de celui qu’à divers titres, nous avons aimé, apprécié, considéré.
Et puis, étrangement, pour moi, c’est finalement un sourire qui se dessine dans ma pensée quand, à la demande de madame Le Bricquir, je fais devant vous un retour sur le Temps passé, déjà bien lointain, où j’ai eu la chance de faire la  connaissance du commissaire Le Bricquir.

Temps lointain mais temps heureux ! Jamais je n’oublierai cette fin d’après-midi du 10 septembre 1973 où - dans l’ordonnancement pour le moins chaotique et déstabilisant d’une intégration à Salon dans ces années-là - il nous fut offert un temps de paix et de « normalité » pour faire la connaissance du directeur et de l’encadrement à l’école du commissariat de l’air.

Comme si c’était hier, je revois ce directeur. Il était jeune et il faisait jeune ! De lui émanait une grande élégance, élégance de mise, élégance de comportement, élégance et profondeur d’un propos dont si, sur le champ, je n’ai su mesurer toute la portée, les termes se révélèrent peu à peu, pour moi, comme fondateurs de ma vision du métier que j’avais choisi.

Au sein de la promotion, nous échangions volontiers sur ce que l’on disait de vous : le plus jeune lieutenant-colonel de l’armée de l’air, le premier de votre promotion « Ecole de l’air » à accéder au grade de colonel, breveté de l’école de guerre, titulaire du brevet d’études comptables supérieures, pilote militaire d’avion léger, des affectations en Algérie et à Brazzaville ou encore chef du bureau « préparation du budget » au sein de l’illustre direction des services financiers.

Tout cela contribuait à façonner votre stature et rejaillissait sur notre fierté de vous avoir pour chef.

Mais le chef était aussi professeur. En tant que directeur, vous revenait de droit la chaire d’organisation de la défense nationale (ODN). Vos talents de pédagogue n’y sont certainement pour rien, mais que j’ai pu souffrir dans ces méandres de l’administration militaire. Je ne jurerais pas être sorti de cette digne école en ayant parfaitement tout compris, ne serait-ce que ce mystérieux principe qui conduisait le directeur central du commissariat de l’air à relever directement du ministre, tout en étant subordonné au chef d’état-major de l’armée de l’air ! Bref, heureusement que j’ai eu, ensuite, 34 ans pour tenter de répondre à mes interrogations.

Également, vous étiez notre professeur de finances publiques. Grâce justement à votre expérience acquise à la tête de ce bureau prestigieux à la direction des services financiers, vous saviez magnifiquement faire le pont entre les grands principes budgétaires, déjà enseignés en faculté, et la manière dont les crédits étaient finalement répartis au sein de l’armée de l’air, entre l’opérationnel, la mécanique, l’infrastructure, l’administration et le soutien du personnel.

Troisième empreinte de notre directeur dans le volet académique : la comptabilité, une nouveauté pour la plupart des élèves. Cet enseignement ronronnait, jusqu’à ce que le directeur, hautement qualifié en sciences comptables et appelé par je ne sais quelle expression d’un sixième sens, eut l’idée de procéder à une évaluation de nos compétences. Le résultat ne fut pas ce qu’il attendait... Il décida donc de reprendre lui-même les choses en main. Adieu, les créneaux de liberté du samedi matin, immédiatement remplacés par des séances de remise à niveau intensives ! C’est grâce à celles-ci que, pour ma part tout au moins, je pus m’élever du niveau « lamentable » à celui de « juste acceptable ».

Mais une vie d’école ne saurait se concevoir sans moments d’évasion et de détente. Moments eux aussi à jamais associés aux souvenirs que nous gardons de vous, mon général, lors du voyage textile en Alsace et dans le nord,  du voyage d’étude œnologique dans le Bordelais, de notre mémorable semaine à Berlin, ville à l’époque encore totalement défigurée à l’est par les stigmates du deuxième conflit mondial et, des deux côtés du mur, par la prégnance de l’état de guerre froide. Plus léger, et pour finir, la descente en formation commando des gorges du Verdon, avec le plaisir de constater qu’en certaines circonstances, un colonel peut en baver autant qu’un sous-lieutenant !

Pour conclure, je dirais que pour nous qui fûmes jeunes commissaires au milieu des années 70, c’est aujourd’hui une page qui se tourne. C’est pourquoi, au nom de cette génération de jeunes officiers  et en mon nom personnel, je vous dis : Adieu mon général.
Le 29 mai 2026


Dernier adieu par les commissaires Pons, Folscheid, Primault, Barbaux et de Laage de Meux

Message

Le commissaire Le Bricquir est arrivé, pour son deuxième passage à Salon, en même temps que moi à l'école du Commissariat de l'air, moi comme élève et lui comme directeur, en 1972. Il fut mon premier vrai contact avec l'Armée de l'Air. 
Ce qui frappait de prime abord, c'était sa jeunesse. Il avait tout juste quarante ans et il était déjà colonel. Il était ouvert, sympathique, simple mais doté d'un caractère bien trempé et n'avait peur de rien ni de personne. On n'avait pas à s'interroger pour savoir ce qu'il pensait. 
Il a profondément transformé l'école: Il a fermement marqué son indépendance par rapport à la strasse, il a fait de l'école une véritable entité distincte de l'EA. Il nous a fait intégrer les activités du GALEA et c'est là que nous avons pu apprendre à piloter un avion. Il pilotait lui aussi et il venait tirer avec nous à Pélissanne. C'était un vrai chef. 
Je l'ai revu dix ans plus tard à Metz où il était adjoint du commissaire général directeur du commissariat de la Fatac 1ère RA. Il était resté le même. Je lui dois beaucoup à titre personnel. Depuis cette époque, je ne l'ai plus revu mais j'ai toujours pensé à lui avec respect, gratitude et amitié. Sa mort me peine.

Marc Del Fabro (ECA 72)
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Souvenir de guerre

Bernard Le Bricquir avait 12 ans. À la suite d'une épidémie, le collège Saint-Joseph dans lequel il était pensionnaire et élève de 5e, fut fermé pour 2 semaines ; il était donc à la ferme ce jour-là. Il raconte :

L'aide aux résistants

C'était trois jours après le Débarquement en Normandie. Le responsable du groupe FTP, sans doute de Pleumeur-Bodou, est venu demander à mon père d'héberger son groupe de 15 à 20 hommes. « D'accord pour la nourriture, mais pour l'hébergement, c'est trop dangereux ! » lui aurait dit mon père. Dans la nuit du 8, le groupe arrive à la ferme sous la pluie, trempé, épuisé...

DR

Malgré tout, mon père les accueille pour le gîte et le couvert. Apparemment, personne n'était au courant de l'attaque qui avait déjà eu lieu dans la matinée sur la route d'en haut qui relie Pont-Couennec à Petit Camp. Un résistant aurait tué deux soldats allemands et laissé le troisième s'enfuir pour aller donner l'alerte à la Kommandantur de Perros.

Les Allemands arrivent

Le lendemain midi, le repas du 2e groupe a été interrompu par un messager : « Les Allemands arrivent ! » En moins d'une minute, ils sont tous partis, laissant toutes leurs affaires sur place : dans la grange de l'aire à battre, derrière les étables et les écuries dans la cour. J'étais dans la cuisine avec mes parents.

 Moins de cinq minutes après, une voiture venant de Saint-Quay par Milin ar Stang s'arrête sur la route. « Cours te cacher dans la chambre à l'étage ! » me crie mon père.

Mes parents voient deux Allemands rentrer tranquillement dans la cour et s'arrêter devant la porte d'entrée laissée ouverte. Ils donnaient l'impression de guetter le moindre bruit suspect. Après quelques minutes, ils se dirigent vers le bas de la cour et remontent dans l'aire à battre. La grange a dû rester ouverte avec en vue tout le barda des résistants en pagaille ! Mes parents pensent au pire à venir...

Sauvés par mon frère

Yves, mon frère aîné, 19 ans, en âge limite d'être réquisitionné pour le STO, parti en même temps que le groupe, avait eu la présence d'esprit de fermer les deux vantaux de la grange... Yves était ensuite allé se cacher dans la ferme voisine. Que serions-nous devenus si les deux soldats allemands avaient découvert tous ces effets suspects, des documents divers et un ou deux pistolets prouvant la présence de « terroristes » dans la ferme ?

Ouest-France Publié le 31/10/2017 
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Un militant pour l'écologie 

"Le général Bernard Le Bricquir n'est pas un gauchiste « écolo » et ne goûte guère qu'on puisse envisager cette assimilation. Pourtant, aux yeux des éleveurs de porcs des Côtes-d'Armor, le militaire appartient à la même engeance. 


Depuis plusieurs années, ce personnage au franc parler leur mène la vie dure au sein de son Association de défense du site de Lancieux et de la baie de Beaussais. A coup de procès, ce militant tente de protéger l'environnement breton contre l'invasion dévastatrice du nitrate. Les pionniers de l'écologie, libertaires formés dans la lutte contre l'extension du camp militaire du Larzac, ont pu tiquer sur la profession de cette excellente recrue. Mais ils y voient également le patient cheminement de leurs idées dans la société française."

(extrait d'un article du journal Le Monde 4 mai 2001)

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Interview du 17 février 2017 par l'AMICAA (résumé)

Après la licence à 20 ans à la Catho de Lille, il suit les cours à Science Po pour la préparation du concours Marine, n’ayant eu connaissance du concours direct Air - venant d’être créé début 1953 -  qu’à la toute dernière minute. S’inscrit alors aux 2 concours Air et Marine. Reçu major au concours Air, qu’il choisit sans connaitre le milieu. Il est le plus jeune de sa promotion. Le DCCA est alors le commissaire général Bilbault. 

1953-1955 ECA Salon puis Aix

La promotion 1953 est la 1ère promo des commissaires de l’air de recrutement direct. C’est également la première année de recrutement des « officiers des bases » (dits : basiers), début d’un conflit larvé sur les missions propres aux deux corps, qui atteindra son paroxysme au début des années 70 avec le remplacement sur les bases aériennes des « majors » (relevant du corps des bases) par des commissaires de l’air.

Une promotion de 9 directs (entre 21 et 26 ans) et 2 officiers rattachés,  regroupée dans une « brigade des commissaires » pour les activités militaires de l’école de l’air (EA). 
Verbatim
« A l’époque on ne parlait pas de l’école du commissariat de l’air. C’est le général de Gaulle, le premier, qui a utilisé cette appellation lors d’une visite à l’école de l’air en novembre 1967 : « A l’école de l’air, il y a 3 écoles : l’école de l’air, l’école militaire de l’air et l’école du commissariat de l’air » : moment historique ! Mais elle n’existait toujours pas officiellement, c’était l’école de l’air avec une brigade de commissaires de l’Air.
L’EA était commandée par le général de Maricourt et le groupement instruction (GI) par le colonel de la Gérardière. Le Lieutenant Gasnal était brigadier, encadrait la brigade et donnait des cours d’administration : bon souvenir et beaucoup de reconnaissance à l’égard de cet homme remarquable !
 Les « Bahutages » (bizutage) étaient assez « costauds » et assez longs : 6 semaines ! Ils pouvaient, certes, permettre la création d’un «esprit de corps ». Mais je n’ai plus accepté au bout d’un moment et j’ai fait savoir mon désir de quitter l’école. Convocation immédiate par le commandant du GI (« moment d’émotion ») ! Dès le lendemain, les mesures vexatoires ont disparu (au moins vis-à-vis des commissaires). La fin des bahutages s’est bien passée. Anecdote : le pèlerinage militaire de Lourdes ayant été vu comme l’occasion de faire un break, tous les commissaires ont candidaté ! Concours de circonstances, le général de Maricourt nous a emmenés dans son avion, il était notre pilote ! »

La première année d’école se déroule à Salon en internat ; l’école est dirigée par le commissaire Graffard, un ancien commissaire de la Marine. Les élèves le voient peu. L’année se termine avec une « croisière de fin d’étude » en juillet 1954.
La seconde année se déroule à Aix-en-Provence (et ceci jusqu’à ce qu’il soit directeur de l’école en 1972 et rapatrie la 2ème année à Salon) : 1/3 de faculté, 1/3 CNAM (Arts et Métiers) et 1/3 formation militaire et spécialisation « métier » sur l’administration militaire. Avec un fameux professeur en droit : Prosper Weil (coauteur du GAJA, et un moment secrétaire général pour l’administration du ministère) !
Très bon souvenir de la vie à Aix-en-Provence (cours en faculté, première paye, externat en chambre en cité universitaire, etc.) ; cours techniques reçus de commissaires plus anciens, de bonne qualité car ces spécialistes connaissaient leur métier.

Septembre 1955 à janvier 1956 : CBA Bordeaux (Mérignac puis caserne Faucher), 
« Toute la promotion a été affectée en stage dans les services du commissariat, contrairement à la promo 54 et aux suivantes, qui ont été affectées comme « officier des détails » dans les unités navigantes en Algérie. 
Mon chef au CBA était le commissaire colonel Redonnet, bon patron, jovial : mon premier contact concret avec le métier. J’ai beaucoup apprécié la visite des bases aériennes, des stations radars de la région, en apprenant les règles de surveillance administrative. »
L’armée de l’air manquant de jeunes commissaires de l’Air, il se voit proposer un poste à l’OTAN.

Février 1956 à Octobre 1958 : Mission Centrale de Liaison pour l’Assistance aux Armées Alliées (Bureau Central d’Achat/BCA) 
Mission : passer les commandes pour les bases américaines basées en France : le but était de faire en sorte que les américains achètent français pour développer l’économie française ; le BCA était en contact avec le Central Purchasing Office pour ravitailler toutes les armées US (terre, air, mer). Le personnel se répartissait entre des sous-officiers administratifs de l’armée de l’air mis à disposition, du personnel civil sous contrat US - engagé par la Mission Centrale de Liaison - et du personnel civil Trésor.
« Sous la direction du commissaire colonel Deffaud,  je passais des appels d’offre français de toutes natures, avec présentation devant la commission centrale des marchés de défense nationale au-dessus d’un certain montant. 
Mon chef devant suivre un stage aux USA, il m’a confié - bien que jeune capitaine de 24 ans - les rênes du bureau pendant 2-3 mois : « Le terrain, la gestion d’un service ne peuvent qu’être la meilleure école, disait-il ».

Octobre 1958-Décembre 1959 : CBA Versailles 
Fonctionnement classique d’un CBA territorial, dirigé par le commissaire colonel Frange (très compétent, qualités humaines et professionnelles).
Janvier à Mai 1960 : renfort provisoire en AFN 
Le commissaire à Constantine, le commissaire colonel Belair, avait besoin d’un adjoint en Algérie.

Mai 1960- décembre 1962 : direction Brazzaville en zone outre-mer n°2, ex AEF, 
Cette zone comprenait la Congo, le Tchad et le Cameroun.  Le Commissaire colonel Daume était directeur régional, et le commissaire Jouraud, son adjoint. 
« Je suis n°3 en tant que « chef des bureaux » (appellation). Les 3 commissaires se répartissaient les visites mensuelles dans les unités stationnées dans les pays de la zone. 
Ma tâche principale a été la transformation de tous les contrats « air » des personnels africains en contrats locaux, relevant de la réglementation nationale de chaque pays avec négociations et signature de conventions collectives nationales. C’était la fin des colonies et les postes à Brazza ont été supprimés peu de temps après. »

Avril 1963- août 1965 chef du CBA de Metz puis de Strasbourg  
« En tant que chef de service, j’ai pu mettre en pratique mes méthodes, aider au bon fonctionnement de l’administration des unités et contrôler.
Durant cette affectation, j’ai vécu le changement d’organisation des CBA durant l’été 1964. La gestion de tous les moyens communs, dont le commissariat de l’air, ont été confiés aux régions, supprimant ainsi la superposition d’une administration régionale (dans l’est, à Dijon) et d’une administration au sein du 1er CATAC et des bases ops en Allemagne et dans l’est.»

Septembre 1965 – décembre 1966 ESGA puis CSI
Désigné pour l’ESGA  (sans passer le concours), puis pour le cours supérieur interarmées (CSI). 

Janvier 1967-1972 : DSF (Direction des Services Financiers) 
Le Secrétaire général pour l’administration est Marceau Long. 
Le commissaire Le Bricquir est chef du bureau en charge de la préparation du budget. Nombreux contacts avec la direction du Budget ; « J’ai bien défendu l’intérêt financier des armées à ce poste »

1972-1976 Directeur de l’Ecole du Commissariat de l’Air
A ce poste, le commissaire Le Bricquir en profite pour faire accepter la suppression des bahutages pour les commissaires de l’air, car ce point avait un aspect négatif - notamment vis-à-vis de la Marine - pour les résultats au concours et l’attractivité du corps. 
Par ailleurs, la seconde année est rapatriée à Salon.
Verbatim : « J’ai participé à la petite histoire de l’Histoire des Commissaires de l’Armée Air »