Dans une note de service diffusée en février 1944,
le commissaire ordonnateur de 1ère classe Perret (1), directeur du « Service de l’administration de l’armée de l’air (SAAA) et du budget » à Alger, rappelle à ses grands subordonnés à la fois l’étendue et la variété de leur domaine d’action (finances, surveillance administrative mais aussi administration «
dans laquelle s’intègre la fonction de ravitailleur »), insistant également sur les principes qu’ils doivent appliquer dans leur commandement.
Des principes de management qui sont toujours actuels, même si les libellés ont pu évoluer en 80 ans.
Commissariat à la guerre et à l’air (2)Etat-major général « Air »
Directeur du Service de l’administration de l’armée de l’air et du budget
Note de service n° 146/SAAA/I du 3 février 1944 (les passages en caractères gras sont de la rédaction)
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| Général Bouscat |
Le général chef d’état-major général de l’armée de l’air
(ci-contre) a exprimé au directeur du service de l’administration de l’armée de l’air et du budget, le désir de voir les commissaires ordonnateurs de l’air, directeurs ou chefs de service, orienter davantage leur activité vers les fonctions
d’administrateur qui, en période de guerre et, en particulier, dans les circonstances actuelles, constituent une de leurs attributions essentielles.
Sans doute, les fonctions d’ordonnancement, de régularisation et liquidation des dépenses, celles de vérificateurs des comptes des corps de troupe et établissements et celles de délégués à la surveillance administrative conservent-elles toute leur importance et une utilité indubitables dans la période actuelle.
Les commissaires de l’air doivent être aussi des ravitailleurs : ravitailleurs en denrées et matériels des subsistances, ravitailleurs en effets d’habillement, matériels de campement et d’ameublement. À ce titre, la fonction administrative qui en découle revêt une ampleur qu’il appartient à chacun de mesurer avec tout le soin désirable dans sa sphère d’action.